ArticlesBlessures et Pathologies

La Tendinite – Suite

Dans cet article, je vous parle de la tendinite. Quels sont ses symptômes, ses causes, et comment la soigner.

Appelée aussi tendinopathie, la tendinite est une pathologie du tendon extrêmement fréquente en musculation. Elle résulte d’une inflammation du tendon, ce qui provoque une sensation de gêne voire de brulure pendant certains mouvements. C’est une blessure qui peut malheureusement avoir des origines extrêmement nombreuses. J’ai divisé en deux catégories ces dernières.

 

Les symptômes

Douleur à froid (souvent pendant le sommeil). Sensation de gêne ou de douleur lors de certains mouvements du quotidien. La douleur se réveille lors de la palpation de la zone atteinte (souvent centralisée sur un point précis).

 

D’un côté, les causes d’une tendinopathie peuvent être « locales » :

– Une sur-sollicitation du ou des tendons concernés par la pathologie,
– une mauvaise position pendant certains mouvements générant des conflits entre les articulations,
– un manque d’hydratation,
– des exercices inadaptés à votre morphologie et à l’implantation naturelle de vos tendons,
– un mauvais échauffement (trop court et/ou insuffisamment cohérent),
– un manque de variation dans le choix des exercices de musculation (frottements trop répétés du tendon sur les structures osseuses),
– une sollicitation inhabituelle comme par exemple une montée en charges trop brutale d’une séance à l’autre (par exemple lundi je chargeais ma barre de développé couché à 45 kg, et jeudi à 70 kg) ou un mouvement réalisé avec une amplitude inhabituelle et/ou de manière trop explosive (d’où l’importance de rester souple pour habituer les muscles aux grandes amplitudes)
– tendons insuffisamment étirés.

 

D’un autre côté, les tendinites peuvent avoir des origines moins évidentes et moins liées à votre entraînement :

Mauvaise posture au quotidien, déséquilibres squelettiques (bassin dévié, épaules en avant, soucis d’ordre podologiques, dentaires, ophtalmologiques), acidité anormale dans l’organisme (générée par un déséquilibre acido-basique dans l’organisme lié à une mauvaise alimentation par exemple), effets secondaires de certains médicaments …

La tendinite est un cauchemar pour le sportif, car elle l’oblige à stopper parfois totalement son entraînement pendant plusieurs semaines, voire des mois.

Pour écarter ce risque au maximum, vous ne devez négliger aucun des principes de l’entraînement. Bien boire, s’étirer en fin de séance, augmenter progressivement l’intensité des séances, bien s’échauffer, choisir des mouvements qui respectent votre morphologie, se reposer suffisamment (ne pas entraîner un muscle courbaturé), faire des contrôles une à deux fois par an en ostéopathie, ophtalmologie et chez un dentiste.


Identifier une tendinopathie et la soigner :

Si vous ressentez des sensations de brûlure et/ou de tiraillement à froid (c’est-à-dire en dehors de tout activité physique), et que vous sentez une forte gêne, voire une douleur lors de la palpation d’une articulation, il est possible que vous soyez atteint de cette blessure.

Si elle est prise à temps, la tendinopathie (ou tendinite), peut être éliminée par un arrêt des mouvements qui l’entretiennent et provoquent des douleurs (par exemple, l’élévation latérale du bras si vous avez une tendinite au niveau de l’épaule – très souvent liée au tendon supra épineux). La reprise se fait une fois la phase aigüe passée.

 

Voici une liste de techniques qui offrent de bons résultats dans les soins de la tendinite :

Pendant la phase « aigüe » (phase durant laquelle la douleur est forte au repos/à froid) :

– le repos par l’arrêt total du ou des mouvements qui génère une douleur anormale et inhabituelle. Attention toutefois à ne jamais immobiliser complètement un tendon inflammé sous peine de déclencher une capsulite ! Concrètement, il ne faut donc pas attendre la disparition totale de gêne pour reprendre la musculation.

– l’hydratation

– les étirements très doux, à petite dose, pour ne pas trop solliciter le tendon inflammé

– l’application de glace pendant 10 à 15 minutes (deux fois par jour dans la mesure du possible)

– les automassages et autocryomassages (par exemple une bouteille congelée à faire rouler sur la zone blessée)

– les ultrasons

– le décoaptage (pour les épaules)

Les inflammations pouvant dégénérer vers des tendinopathies en musculation se situent particulièrement au niveau des épaules (avec le fameux et très répandu conflit sous acromial, qui peut provoquer la tendinopathie du tendon supra épineux), mais aussi aux coudes (notamment avec le « tennis elbow » et l’ « épicondylite »), ou encore aux genoux.

 

Lors de la reprise :

Reprendre avec des exercices de rééquilibrage de la musculature (gainage et poids du corps surtout et travail sur les muscles profonds stabilisateurs/fixateurs), qui ne provoquent aucune sensation de gêne, ou de douleurs au niveau du tendon.

– Favoriser les répétitions négatives (régime de contraction dit « excentrique »)

– Charges légères. Profitez-en pour travailler votre technique et vérifier vos placements.

Après vos séances, prendre une douche et finir par de l’eau froide sur la partie inflammée (2 minutes au moins). Une fois à la maison, appliquez de la glace pendant 10 à 15 minutes sur la zone après la séance durant laquelle le tendon a été sollicité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *